Consolation, Nathalie Aumont

 

 

 

Un récit court, celui de l’absurde survivance d’une famille au fils chéri. Ascension glorieuse de la jeunesse stoppée net par la mort accidentelle. Nathalie Aumont cristallise la peine,  la douleur indicible, avec une intense humanité.  

Elle cisaille les mots. D’une écriture tendue elle nous livre ses émotions à vif.  Elle offre, sans concession, un regard impudique et tendre, dérangeant et salvateur sur le deuil. Le sien, mais surtout celui de ses parents, tourment qu’elle ne peut qu’imaginer mais qu’elle s’applique à panser jour après jour. Et le temps inexorable passe, attise, accable, console.  Elle ne s’épanche pas, elle crie la vie qui veut reprendre place, les présents qui veulent exister au-delà de l’incompréhensible, qui apprivoisent le manque, qui apprennent à transformer l’absence  douloureuse en souvenir apaisé, qui s’autorisent de nouveau à sourire, à chanter…  

« Cette nuit, j’ai rêvé que mon père dansait. » écrit Nathalie Aumont telle une promesse de rémission finale.

 

Coup de cœur de mon weekend !

Consolation, Nathalie Aumont, Arléa, août 2013

 

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