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Fanny Leblond romancière

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Fanny Leblond romancière

 

 

« Alors quoi ? Tu veux être écrivain et tu ne sais pas très bien ce que c’est ? »

Pour pouvoir répondre à ma mère j’ai fait une recherche et j’ai trouvé…

Un écrivain porte toujours des lunettes et il est mal coiffé. Il passe la moitié de son temps enragé contre tout, et l’autre moitié déprimé… Il a toujours des idées fantastiques pour son prochain roman, et il déteste celui qu’il vient de publier.

Un écrivain a le devoir et l’obligation de n’être pas compris par sa génération, ou bien il ne sera jamais considéré comme un génie, car il est convaincu qu’il est né à une époque dominée par la médiocrité… Le vocabulaire d’un homme ordinaire se compose de trois mille mots ; un vrai écrivain ne les utilise jamais, puisqu’il en existe cent quatre-vingt-neuf mille autres dans le dictionnaire, et qu’il n’est pas un homme ordinaire.
Seuls les écrivains comprennent ce qu’un écrivain veut dire. Pourtant il déteste en secret les autres écrivains – vu qu’ils briguent les mêmes places que l’histoire de la littérature réserve au long des siècles. Alors l’écrivain et ses pairs se disputent le trophée du livre le plus compliqué…

Un écrivain s’y entend sur des sujets aux noms effrayants : sémiotique, épistémologie, néo-concrétisme. Quand il est invité à s’exprimer sur ce qu’il en train de lire, un écrivain cite toujours un livre dont personne n’a entendu parler. »


Pas mal ce portrait. Qu’en pensez-vous ? Qui se reconnaît dans ces lignes qui ne sont pas de moi, mais de monsieur Coelho ? J’ai sélectionné… et écourté son texte. J’ose espérer qu’il ne m’en voudra pas. Ce qui est intéressant c’est la suite... pour celui  dont le père, désemparé par cet enfant difficile, l’a fait interner dans un hôpital psychiatrique alors qu’il n’avait que dix-sept ans mais dont la renommée est aujourd'hui internationale.


 « …j’étais déjà décoiffé, mon paquet de gauloises dans la poche, une pièce de théâtre sous le bras (limites de la résistance, que pour ma grande joie, un critique a définie comme « le spectacle le plus dingue qu’il ait jamais vu »), étudiant Hegel […] Jusqu’au jour où un chanteur rock s’est présenté, m’a demandé de faire les textes de ses chansons, m’a éloigné de la quête de l’immortalité et m’a remis sur le chemin des gens ordinaires. »

Paulo Coelho, Comme le fleuve qui coule.